
Aux Silos, l’artiste Thomas Bloch a donné un concert à sonorités minérales devant une centaine de personnes, samedi 14 mars. Avant et entre chaque prestation, il a présenté les instruments utilisés et les titres repris (ou interprétés).
Au premier étage des Silos, la musique avait un air minéral… Samedi 14 mars, dès 17 heures, une centaine de personnes ont assisté au concert de l’artiste Thomas Bloch. Au moyen de trois instruments atypiques, un harmonica de verre, un waterphone et un cristal baschet, il a interprété et réarrangé quelque dix titres. Largo de Schulz, 1ère suite de Holt Sombach et Kleine Tonstücke de Rollig, pour en citer quelques-uns. Le tout, en expliquant l’origine de certaines mélodies, issues, notamment, de l’œuvre de Jules Verne, “Vingt mille lieues sous les mers”, ou encore de la série “Being human”. Le concert s’est terminé vers 18h15.
En introduction de son concert, Thomas Bloch a présenté les spécificités des différents instruments utilisés. « Chaque verre (soufflé, NDLR) est relié par une tige. Plus cette dernière est haute, plus la note est grave », a-t-il précisé, à propos du waterphone. Pour l’Harmonica (ou harpe) de verre, les 37 notes, en verre soufflé, émettent des sons graves quand elles sont grosses et aiguës quand elles sont plus petites. De plus, les notes dorées représentent des touches noires (cf. piano), avec la possibilité de réaliser dix notes à la fois. Un préambule sur les inventeurs des objets, avec la mention de Benjamin Franklin et Richard Waters, a été fait.
Artiste réputé en France et à l’étranger, Thomas Bloch se distingue des autres solistes et musiciens par son usage d’instruments rares, comme l’harmonica de verre. Par ce biais, il se réapproprie, de façon originale, le répertoire classique de personnalités comme Beethoven, Mozart, Varèse et Honegger. Lors d’un concert à la Scala de Venise, l’artiste devient un pionnier lorsqu’il se réarrange “L’air de la folie” (Lucia di Lammermoor) de Donizetti. Côté prix, il a été récompensé, à quatre reprises, au festival de l’image sous-marine à Antibes, et reçu le prix de l’Académie Charles-Cros aux Victoires de la musique. A ce jour, Thomas donne des cours au Conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.