
Initiée fin mars, par les apprentis et les enseignants, une mobilisation pour la non-fermeture des deux sites d’Alméa formations, a porté ses premiers fruits. Les élus, principaux interpellés, ont réuni le président de la structure, François Labeste, l’invitant à trouver ses solutions, et les acteurs impliqués dans le territoire. Maintien des sites et des formations en l’état (ou non), réduction du déficit, promotion de l’apprentissage… À son échelle, Nicolas Lacroix, président du conseil départemental de Haute-Marne, fait un (premier) état des lieux, de la situation.
Le but du communiqué commun, c’était d’envoyer un message. Il fallait rassurer les élèves, expliquer que les examens se feront dans de bonnes conditions, rassurer ceux qui veulent faire leur rentrée en septembre, mais aussi les parents et les entreprises.
Il ne s’agit pas de dire qu’on a sauvé la rentrée, mais de continuer à avoir une structure pour tous ces métiers. C’est pour ça qu’au conseil départemental, où s’est tenu la réunion, nous nous sommes projetés, via plusieurs idées, pour faire évoluer Alméa dans le temps.
Il y a un trop gros déficit pour qu’on ne puisse pas se poser la question de savoir comment ça va évoluer. À Chaumont, qui concentre 80% de l’activité, des centres d’apprentissage ont des formations en doublon (avec Alméa, NDLR), dans la carrosserie et l’automobile par exemple. L’idée c’est de regarder qui fait quoi, de rationaliser les choses.
Nous nous sommes donné entre six et dix-huit mois pour consolider la suite. On ne va pas simplement financer pour boucher un trou, mais on va accompagner Almea ou d’autres structures, qui pourraient porter les mêmes formations, se projeter avec elles.

Archive photo : Fermeture d’Alméa : À Chaumont, des jeunes toujours inquiets
Nous serons plus associés, nous voulons savoir pourquoi il y a eu le déficit et comment le réduire. Après; c’est à Alméa de faire des propositions et de trouver des solutions, autour de la table, avec les acteurs impliqués, la chambre des métiers et de l’artisanat (CMA), celle des commerces et de l’industrie (CCI) Meuse-Haute-Marne, mais aussi les entreprises concernées.
Le but, c’est de lancer un appel pour inciter des apprentis à s’inscrire à la rentrée scolaire (378 suivent, à ce jour, une formation chez Alméa, chiffre qui peut baisser, NDLR). Et puis, au-delà de la promotion de l’apprentissage, il faut s’engager à en prendre, pas uniquement en entreprises, mais aussi dans les administrations..
Dans le département, nous avons des métiers qu’on retrouve à Alméa, par exemple cuisinier-restaurateur dans les collèges. Il y a aussi un parc automobile, un centre technique départemental, des mécaniciens. Nous, au conseil départemental, prenons des apprentis dans des métiers liés au social.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.