Fermeture d’Alméa : À Chaumont, des jeunes toujours inquiets

Plus d’une semaine après le début de la grève, les apprentis ont exprimé leur regain d’inquiétude devant le site chaumontais d’Alméa, jeudi 9 avril. Poursuite d’études, sort des formateurs, impact sur les entreprises locales et sur Chaumont ont été autant d’interrogations chez les jeunes. Et ce, même si les collectivités ont annoncé leur soutien… 

Jeudi 9 avril, les apprentis continuaient à s’interroger sur la situation du site multi-formations chaumontais, Alméa. Même si la grève, lancée il y a plus d’une semaine, a fait bouger les lignes, même si les élus de Haute-Marne, à la municipalité de Chaumont, à l’Agglomération et au Département, ont exigé des mesures concrètes contre la fermeture du site. Parmi les élèves, Kiara, Léa et Lilou, en deuxième année de CAP coiffure, se demandent, au même titre que leurs patrons, comment elles vont faire l’an prochain. « Nous ne savons pas si on doit se réinscrire ici ou autre part. Nous sommes dans l’incertitude », déplorer-elles, unanimement

Penser à l’avenir 

Chez d’autres apprentis, c’est davantage une inquiétude à l’égard d’élèves, qui en sont encore à leur début de formation, qui se pose. C’est le cas pour Dylhan, Thomas et Senih, en année titre pro peinture, mais aussi Gaetan, Tiffany et Pierre, en Bac Pro Restauration. « C’est comme un avenir coupé », fustige Hugo, également en spécialité peinture. 

Changer de site de formation, un des plus proches étant à Bar-le-duc, imposerait de revoir les trajets quotidiens, comme c’est le cas pour Yoni, qui recourt déjà au train, depuis Chalindrey, pour se rendre à Alméa Chaumont, le (re)logement ou encore les frais d’inscriptions. Dépenses que ne peuvent pas forcément se permettre les apprentis, à moins de trouver une activité à côté de leur apprentissage, sinon de solliciter leurs parents…

Au-delà de la situation dans l’apprentissage des jeunes, la fermeture du site chaumontais entraînerait plusieurs réactions en chaîne. Sur Chaumont d’abord, qui perdrait des talents locaux, restés dans une autre commune d’études. Sur les formateurs, qui rencontreraient des difficultés pour trouver un poste dans une autre structure, comme c’est le cas pour un formateur en mécanique automobile, Arnaud.

Flou total sur le déficit budgétaire ! : Pour les sites de Saint-Dizier, également confrontée à une possible fermeture, et de Chaumont, le montant de la dette n’est pas clairement connu. En cause, certains parlent d’un million d’euros, quand d’autres avancent le double, voire le triple. De plus, comme l’avait soulevé un des formateurs (en marge du conseil communautaire, mardi 7 avril, NDLR), la Cour des comptes avait, un an plus tôt, tiré la sonnette d’alarme vis-à-vis de la situation financière d’Alméa. Mais, rien ne semble avoir été fait, l’ombre de la fermeture planant, aujourd’hui, sur les deux structures haut-marnaises.

Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

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