Nouveau Relax : “Tous coupables sauf Thermos Grönn”, comique détournement… de fond(s)

Représentée au Nouveau Relax, jeudi 26 mars, à 20h30, “Tous coupables sauf Thermos Grönn” esquisse une comédie policière multi référencée. La mise en scène, portée par la compagnie Démonstratif,  ne manque pas détournement… de fonds. Surtout quand le personnage principal trompe jusqu’à la mort et ses juges… C’est comiquement… Thermos. 

Toute ressemblance est parfaitement fortuite. Quoique..; Point de départ d’un spectacle ‘sportif’, “Tous coupables sauf Thermos Grönn” relate les mésaventures d’un grand patron, poursuivi pour détournements de fonds. Dissimulé dans une malle par son associé en affaires, il échappe à deux policiers, peu futés, avant d’être rattrapé… en gare, par des agents de sécurité. Que va-t-il advenir de lui et de son complice ? 

Un “nanar” de la course-poursuite

Signée de la compagnie Démonstratif, qui assure la mise en scène, “Tous coupables sauf Thermos Grönn” croise les genres et les clins d’œil filmiques dans une formule toute en un. Mêlant un préambule très “Lupin III” à une suite “Catch me if you can”, la trame réussit à rendre cohérente une logique que l’on trouverait, au départ, étrange. Comme si chaque situation n’était pas assez bizarre, la réalité prend des tons de plus en plus absurdes. Au point où tromper la mort et ses juges devient un spectacle de fauteuil, comique autant qu’ haletant.  

Empreint d’une ambiance policière, la pièce donne une figure pâle aux forces de l’ordre et aux magistrats, réduits à des personnages de série B. Et le public, savamment interpellé, en rit bien. Côté personnifications, le héros est comparable à un certain Carlos Ghosn (tiens, tiens !), quand deux autres sont littéralement nommés Jean-Pierre Pernaut et Bernard Arnault. Allusions, en somme, délicieusement trouvées… et appréciées. Jusqu’à la dernière seconde du spectacle.

Un langage… dystopique

Propulsant les mots vers une autre sphère, “Tous coupables sauf Thomas Grönn” crée son propre vocabulaire. Dès lors, “passeport” devient “pisseport” lorsque “faire” se transforme en “foire”. On se croirait presque plongé dans un “Orange mécanique” à l’argot bien spécial. Encore un clin d’œil ! On prend plaisir devant cette vague de référence, qu’on n’en oublie pas un enfer de Dante, auquel on prête des traits d’humour. Que de trouvailles, comiquement détournées et mélangées. It’s a show !

Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

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