Thierry Alonso, adjoint pour code… d’honneur !

Comme adjoint au maire depuis 2020, d’abord sous Christine Guillemy, puis sous Antoine Desfretier, Thierry Alonso a choisi une retraite… active, politiquement. Un coeur chaumontais, l’élu l’a clairement, de sang surtout.  Sa résidence actuelle, à Verbiesles, et son ancienne profession, policier en région parisienne, ne l’ont, en aucun cas, entaché. Fidèle à sa ville, où il compte revenir prochainement, pour fermer la boucle, et ses idées, il l’est tout autant. C’est comme un code d’honneur et il n’y déroge pas. Portrait… et interview ! 

Tout, chez Thierry Alonso respire le procédurier, répond à une codification administrative et politique, qu’il respecte à la lettre. Comme adjoint, chargé de la sécurité et la vie quotidiennel agit par délégation du maire, Antoine Desfretier, dans le périmètre qui est le sien, se conforme aux règles en vigueur.  Et, sa profession de policier, en région parisienne (avant qu’il n’arrive à la retraite) n’est pas étrangère à ces traits d’honneur. 

Qu’on se garde bien de le dire, Thierry n’a pas de carrière politique, mais il est engagé et impliqué politiquement. Engagé, il l’est depuis 2018, d’abord au sein de Renaissance (ex-LREM), toujours aux côtés de Bérangère Abba, son amie et alliée. Impliqué, il l’est depuis 2020, année au cours de laquelle il a rejoint la liste menée par Christine Guillemy, puis celle de l’actuel maire de Chaumont, Antoine Desfretier, plus récemment. 

Procès pour non résidence à Chaumont ? Rumeur d’une demande d’intégration au projet de Paul Fournié, pendant les municipales ? Il balaye le tout. Car, Thierry Alonso a le coeur chaumontais, et est fidèle à ses idées, aux antipodes de celles de l’ancien premier adjoint. Un pas de côté, ou plus tôt une sur-confiance, serait celle de penser qu’il est plus sachant qu’une personne plus jeune que lui. Et, il le reconnaît. N’est-ce pas une bonne chose ? 

Avant de mettre sa veste (de costume) pour le conseil municipal, jeudi 28 mai, Thierry Alonso était décontracté, sûr de lui et paré à répondre à toutes les questions, sans même les connaître. Jusqu’aux, disons… les plus dérangeantes. 

En tant qu’adjoint au maire, chargé de la sécurité et de la vie quotidienne, comment s’articulent vos journées ? 

Elles sont rythmées. C’est signer des documents et prendre des arrêtés d’occupation de la voie publique. Pour des travaux, l’installation de terrasses ou d’échafaudages. En somme, c’est un investissement à mi-temps, qui nécessite de la disponibilité et du temps libre.

En début de mandat, les réunions internes ont été nombreuses et j’ai reçu plusieurs personnes qui m’ont expliqué les problèmes rencontrées. C’était beaucoup sur la circulation, le stationnement et la tranquillité publique

Est-ce uniquement procédurier, à savoir signer des papiers, recevoir du public et prendre des arrêtés, ou y a-t-il une présence sur le terrain ? 

J’y vais, effectivement. J’y étais ce matin (jeudi 28 mai, NDLR), place des droits de l’Homme, qui recèle son lot de problèmes. La semaine dernière, j’étais aussi à une réunion publique, à Brottes. Il y avait 150 personnes, qui ont pu, avec le maire et maire délégué, s’exprimer sur tous les sujets. 

Je le rappelle. Vous êtes adjoint, chargé de la sécurité et de la vie quotidienne, depuis 2020. Y a-t-il une différence dans votre périmètre entre le précédent mandat, sous Christine Guillemy, et celui-ci, dans l’exercice de cette fonction ? 

Oui, mais il y a énormément de similitudes avec la réglementation, la police administrative, la tranquillité publique, la sécurité et la salubrité.. Et puis, le maire agit ou me demande de le faire à sa place, par délégation. Je ne suis donc pas dépaysé. 

Revenons-en aux débuts ! Votre carrière politique a commencé en 2020… 

Alors, je n’ai pas de carrière et de vie politiques derrière moi, on m’a déjà interrogé là-dessus. Je suis retraité de la police. Je m’intéresse juste à la chose publique depuis six ans. 

Tout est clair ! En tout cas, à quel moment, en 2020 ou avant, vous êtes-vous dit : il faut que “je m’intéresse à la chose publique”, justement ? 

Christine Guillemy, que je connaissais, par ailleurs, et dont j’appréciais les idées, recherchait quelqu’un qui avait mon profil. Nous nous sommes rencontrés, puis je me suis engagé à ses côtés. 

Lors des municipales, cette année, vous avez rejoint la liste d’une énergie nouvelle, portée par Antoine Desfretier, aujourd’hui maire de Chaumont. Était-ce un choix mûrement réfléchi ou bien par défaut, après avoir demandé, peut-être, à un autre candidat… comme Paul Fournié ? 

Alors, non. Je n’ai rien demandé à Paul Fournié et je n’avais pas l’intention de lui demander quoi que ce soit. Je ne partage pas ses idées,j’ai déjà eu l’occasion de le dire. Ceci étant, comme il y a eu un grand dégagisme, je ne préjuge pas que, si je lui avais demandé, qu’il m’aurait dit oui. Ça aurait été le contraire, je pense, puisque nous avons peu de points communs.

Me concernant, soit je quittais la vie municipale, ce que j’avais en tête jusqu’à ce que je rencontre Antoine Desfretier. Soit, j’allais avec une autre liste, à supposer qu’elle veuille de moi. Cela s’est concrétisé avec Antoine Desfretier, qui m’a intégré à son équipe, dès le début, et avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir à faire campagne. Et, à l(époque, Christine Guillemy était parfaitement informée de mes intentions. 

Il y a donc la politique, qui vous occupe beaucoup. Et, votre vie personnelle, vos passe-temps ? 

Je suis marié, j’ai deux enfants et des petits-enfants. Tout va bien. Ça occupe beaucoup, la famille. 

Vous parlez de famille, justement. Vous résidez à Verbiesles, êtes propriétaire de votre maison. Comment peut-on habiter dans une autre commune et être ici, à Chaumont, en exercice, politiquement parlant ?

Je reste chaumontais. Je suis né à Chaumont, suis allé à l’école, au collège et au lycée à Chaumont, et je vote à Chaumont. Par rapport à la législation, je remplis les conditions pour être élu. Et puis, en avançant dans ma retraite, je pense que je vais habiter à Chaumont. C’est écrit. 

Thierry Alonso et son questionnaire… de Proust : 

  • Le meilleur moment de votre journée ? Toutes les journées sont agréables. Désolé pour Proust. 
  • Un lieu où vous aimez vous poser ici, à Chaumont ? Le viaduc, emblématique pour son visuel. Quand j’étais enfant, je traversais le viaduc par le passage piéton, jusque dans les bois au-dessus de la dame Huguenotte. 
  • Une qualité ? D’aimer ce que je fais. Je ne viens pas à la mairie, à reculons. 
  • Un défaut ? Un défaut de maturité, où on fait des erreurs et on reste sur des schémas antérieurs. C’est lié à l’âge, je dirais. Quand on est un sénior confirmé, on est persuadé de tout savoir, alors que les jeunes générations connaissent plus de choses que nous. 
  • Un péché ? Je n’en ai pas. (rires)
Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

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