
Mardi 15 septembre, le multiplexe À l’affiche a accueilli une conférence dédiée à la santé des jeunes. Parents, élèves, enseignants et élus ont assisté, nombreux, à l’évènement.
Des parents, des élèves, des enseignants et des élus… Mardi 15 septembre, dès 18 heures, quelques centaines de personnes ont assisté à la conférence sur la santé mentale des jeunes, au cinéma À l’affiche. « La prévention commence par une écoute », a souligné Emilie Denisart-François, adjoint au maire, chargé de la jeunesse et la formation, comme pour introduire le sujet de l’événement, par ailleurs grande cause nationale depuis 2025, et alerter.
Au cours de l’intervention, Grégoire Borst, professeur de psychologie à Paris, a souligné l’impact des pressions scolaires (harcèlement, exigences éducatives, etc.) et de la crise sanitaire. Soit, une manière de démentir, étude à l’appui, la justification avancée par le ministre par l’Exécutif, celle de l’usage des écrans. Comme exemple, l’enseignant a évoqué le parallèle entre la tradition du CM2 à la sixième et l’effondrement du bien-être scolaire.« [L’élève] a peur de ne pas trouver sa classe (qui peut changer d’un cours à l’autre, NDLR) », a-t-il précisé.
Le chiffre : 18%; part de la population chaumontaise, âgée de moins de 20 ans. De plus, près d’un tiers des étudiants sont éloignés de leurs familles.
De plus, Grégoire Borst a pointé le rôle des adultes dans la détresse mentale des jeunes, en particulier chez les filles. Éloignement des espaces (publics) de socialisation, accompagnement systématique des enfants à l’école (peu importe la distance), exclusion sociale et manque d’écoute et de prise au sérieux. « La génération d’aujourd’hui pense que le monde ira plus mal demain », a-t-il alerté, contrecarrant ce que pensent les adultes.

En réponse à ces éléments de mise en contexte, le professeur parisien a, notamment, avancé la nécessité de s’adapter aux jeunes, plutôt qu’à décider pour eux. En modérant leur usage des réseaux sociaux, plus qu’en les interdisant, en discutant davantage avec eux ou encore en adaptant le rythme scolaire au sommeil des adolescents.
Des mesures locales prévues ? : En introduction à la conférence, l’adjointe au maire Emilie Denisart-François a rappelé la mise en place prochaine d’une commission municipale par et pour les jeunes de 11 à 17 ans.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.