
Dimanche 6 juillet, en soirée, quelques dizaines de personnes ont participé à la visite-patrimoine dédiée à la Basilique Saint-Jean Baptiste. Comme un prétexte au conte de l’Histoire de cet édifice, Julien Marasi et Anthony Koenig sont revenus les grandes périodes du lieu. De ses débuts comme paroisse jusqu’à son avènement comme Basilique, en passant par la collégiale. Les voûtes, la nef, le sépulcre, les chapelles et les caveaux funéraires ont été diagnostiqués tout au long de l’événement. Sans parler des trésors cachés…
Foi de la Bible, Dieu a créé la Terre en sept jours. L’humain, lui, a construit la Basilique Saint-Jean Baptiste en plusieurs siècles. Et c’était là l’objet de la visite de patrimoine, dimanche 6 juillet, dès 18 heures. Devant quelques dizaines de personnes, Julien et Anthony Koenig, chargés du patrimoine à la Ville de Chaumont, ont conté l’Histoire du monument religieux. Des hauteurs de l’édifice jusqu’au pied des soubassements (abritant des caveaux funéraires), en passant par la nef, les différentes chapelles et les salles de la Sacristie, rien n’a été omis. Et ce, au fil des différentes datations.

D’abord sous les traits d’une paroisse, la Basilique Saint-Jean Baptiste est édifiée à la fin du XIIe siècle de notre ère, vers 1190. Rapidement, des rénovations sont effectuées, sur la nef et les ailes principales du lieu religieux. Puis, à l’exception peut-être de quelques travaux, la paroisse reste inchangée tout au long (ou presque) du Moyen-Age. Dès le début de la Renaissance, période de transition vers l’époque moderne, l’édifice devient étriqué pour ses occupants, le lieu change d’étiquette et devient une collégiale. d’importants aménagements sont entrepris. C’est, à peu près, vers cette période qu’un bestiaire est rédigé, mais ceci test une autre histoire
Vers la fin du XVe siècle et pendant plus de 50 ans, d’importants travaux sont entrepris. Et ce, grâce à l’argent collecté, chaque année, à l’hôpital de Chaumont, mais aussi une certaine transposition des plans des remparts, pensés par l’architecte de l’époque, François Boulay. Des charpentes sont bâties, une grande galerie, des fenêtres avec vitraux (de la main de Jacques Gruber), des transepts. Le tout, en vertu d’un mariage entre les styles gothique et renaissance. Des voûtes, couvertes par de grandes dalles de pierres, sont aussi ajoutées. Vers 1545, la couvent de Bethléem vient consacrer le lieu. Et la structuration, pourtant, n’est pas encore finie…
Durant la première moitié du XVIIe siècle, le Coeur de l’édifice religieux, pour qu’il soit plus grandiose, est totalement reconstruit. La logistique, de bas en haut, est globalement repensée, de ses soubassements, jusqu’aux hauteurs, des portes d’accès vers l’extérieur sont ajoutées, au presque sommet. De même, dans ce qui constituera la consécration de la Basilique vers 1706 (soit après les travaux), l’édifice est divisé en plusieurs chapelles distinctives. Durant la deuxième moitié de ce siècle, les chanoines retirent les vitraux apposés aux fenêtres pour qu’il y ait plus de lumière. En 1764, les piliers et voûtes sont badigeonnés de substances colorées.
D’incidents en incidents, volontaires ou non, une partie des reliques de Saint-Jean Baptiste disparaît, de belles tapisseries, données par l’évêque de Sens, Guillaume Rose, et une paroissienne inconnue sont vendues au Grand Magasin Le Bon Jardinier (Elles seront ensuite acquises par les Etats-Unis, qui les possèdent encore, aujourd’hui, NDLR). Le but étant de rénover la tour sud de la Basilique. Ce ne sera qu’en 1850, par une demande d’inscription au titre de monument historique,que l’édifice religieux bénéficiera d’une protection pérenne. Permettant de la prémunir d’éventuelles démolitions, de rapatrier plus facilement des objets appartenant au lieu et d’opérer des travaux de préservation. Et ce, jusqu’à aujourd’hui.
Les deux Sacristie et ses trésors : Dans sa partie haute, comme celle plus basse, on y trouve d’importants trésors, parmi lesquels un tableau de Jean de Montmirail, des coffres de presbytère et des décors du Grand Pardon de 1962. A raison, puisqu’il a longtemps servi de lieu de stockage de reliques en tous genres, de la Révolution Française jusqu’en 1901 (pour sa partie basse surtout), sinon de salle de réunion (plus haut)

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.
