
Édifiée durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la chapelle de l’hôpital, à Chaumont, a longtemps accueilli les personnes démunies. À l’intérieur, outre une architecture particulière, on y trouve, notamment des personnages religieux importants, et un retable. Aujourd’hui, elle est classée au titre de monument historique.
Presque trois siècles plus tard, elle est encore là… La chapelle de l’hôpital, à Chaumont, voit le jour au cours du XVIIIeI siècle. À l’époque, le lieu, dit “hôpital-palais”, sert d’hospice de charité aux personnes malades et démunies. Venant, par-là, compléter les services proposés par l’Hôtel-Dieu et l’église Saint-Michel, plus proche du centre-ville de la commune, à l’époque (ils n’existent plus aujourd’hui, NDLR).
Fact… religieux : Au début de la construction de la chapelle, vers juillet 1750, l’évêque de Langres a béni la première pierre.
Deux ailes permettent, à ce titre, d’accueillir, séparément, les femmes et les hommes. De même, un tourniquet, présent dans la cour d’accès à l’édifice religieux, servait de ‘dépôt’ de bébés dont on ne pouvait s’occuper, présent jusqu’au milieu du XXe siècle. Enfin, une salle permet, alors, aux bénéficiaires de suivre la messe.

À l’origine de l’édification de la chapelle, les plans de l’architecte Claude Fougot, eux-mêmes inspirés d’un certain Bouchardon, servent de base aux phases de construction. L’architecture y est ordonnancée, avec deux colonnes corinthiennes, des voûtes à deux arêtes, un dôme de 13 sur 15 mètres. La nef possède, elle, deux travées.

Le fait… historique : En 1926, la chapelle de l’hôpital est classée monument historique. Puis, 50 ans plus tard, environ, en juillet 1971, le retable (restauré il y a près de 15 ans, NDLR) le rejoint, en étant classé élément de patrimoine historique.
Dans le mobilier religieux, on y trouve le retable, aux divisions tripartites, composé d’anges adorateurs, de tabernacles ou encore d’une représentation de Saint-Ignace-de-Loyola. Des statues, sculptées par la famille Bouchardon, entourent l’objet de culte. Celles de Saint-Joseph, de Louise de Marignac, des sœurs de la charité ou encore de la trinité. Côté tableau, “La nativité de la Vierge” figure sur les murs de la chapelle.

Durant le XIXe siècle, un hôpital militaire vient se greffer à la chapelle et à l’hospice d’origine. De même, une cour intérieure et un jardin potager servent d’extension. Les fonds collectés lors des Grand Pardon, au même titre que le soutien du maire de Chaumont, Duval, permettent de financer ces chantiers.
L’info en + : La statue de la trinité est, aujourd’hui, présente dans l’église de Riaucourt.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.