
Le parc Saint-Marie voit le jour sur le voeu d’un abbé chaumontais, en 1922. Pendant plusieurs décennies, il est un lieu de réunion spirituelle. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans les années 1950, le lieu religieux devient, tour à tour, un camping paroissial, un lieu de promenade et un espace pour donner des cours. Aujourd’hui, il est un lieu touristique, inscrit au titre de monument historique.
Sur un des deux écriteaux, fixés sur une pierre, la genèse du lieu, son histoire en particulier, a comme un ton de remerciement… Le parc Sainte-Marie, tel que présenté aujourd’hui, voit le jour après la première guerre mondiale. Il découle alors d’un vœu de l’abbé Camille Flammarion, vicaire à la Basilique Saint-Jean Baptiste, honoré par le Père Moussu. Celui de voir une statue de Notre-Dame de Lourdes érigée à Chaumont.

Au départ du chantier, qui dure quatre ans environ, une grotte est édifiée grâce aux pierres présentes sur le terrain légué par une certaine Adèle Lesserteur. A peine finie, cette dernière sera bénie par l’évêque de Langres, Monseigneur Louvard.
Au lendemain du Grand Pardon, le 25 juin 1923, avec le restant de fonds collectés par le diocèse de Notre-Dame-de-Rosaire, un campanile, haut de 15m, est érigé près de la grotte. Au sommet, la flèche ressemble, presque trait pour trait, à celle de la Basilique de l’Immaculée conception, à Lourdes.
Une statue… disparue : À l’arrière de la grotte, un écriteau laisse penser qu’une représentation de Sainte-Marie sur un socle, aujourd’hui vierge.
Enfin, les statues, avoisinant les deux édifices, sont conçues selon une technique italienne, à partir de béton armé (qui ressemble, en apparence, à du bois) En son sein, 25 cloches, allant de 6 kg à 325 kg, sont intégrées au campanile, entre 1924 et 1928. Des câbles les relient à un carillon atypique, qui retransmet, entre avril et octobre, des partitions de Bach et d’Ave maria.

Dès son ouverture au public, le parc Sainte-Marie sert de lieu de promenade, de recueillement, de pèlerinage et de retraite religieuse au diocèse et aux croyants. Chaque année, foi du journal diocésain, 4000 personnes se rassemblent dans l’amphithéâtre, présent à l’arrière de la grotte de Lourdes.
Un lieu de circuit : À ce jour, le parc Sainte-Marie s’inscrit dans la ceinture verte de Chaumont, avec le lavoir d’En-Buez et les Tanneries. Chaque année, en octobre, les coureurs de l’Urban Trail y passent.
Entre 1958 et 1980, un camping paroissial ouvre dans cet espace patrimonial naturel. En 1976, par exemple, 8200 campeurs, de 30 nationalités différentes (Italienne, Sud-africaine, New-zélandaise, Irakienne, Allemande ou encore Canadienne), y viennent. Passé cette période, le parc Sainte-Marie accueille un nouveau public. Par exemple, des élèves de l’école de musique (le Conservatoire, aujourd’hui) suivent des cours en extérieur.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.