Nouveau Relax : “On ne fait pas de pacte avec les bêtes”, savant “opéra-jungle”, mais en mal d’ordre

Mal en est que cet “opéra-jungle” de “On ne fait pas de pacte avec les bêtes”, porté par Justine Berthillot et Mosi Espinoza, au Nouveau Relax, pourrait-on dire. D’une juste mise en tableau, ce spectacle performance donne, pourtant, à casser la logique des blocs narratifs, néanmoins si bien décorés et transcrits. Représentation à bonne essence, mais une petite peine, en somme. 

Une plongée progressive dans le noir, une (et des) voix et une ouverture de rideau, c’est pour  la mise en trame. Des silences, quelques rires et un sentiment de “malaise”, c’est pour l’ambiance. Et c’est dire, de ça, si “On ne fait pas de pacte avec les bêtes” divise dans ses impressions et sentiments. Pour le meilleur des uns, pour le pire des autres. Dans une amazonie des époques passées et présentes (et peut-être aussi futures), Justine Berthillot et Mosi Espinoza donnent à décorer et parler une zone géographique sud-américaine. Critique ? Peut-être bien. 

Une fresque en juste ordre 

A coups de musique et de cinéma, “On ne fait pas de pacte avec les bêtes”, expérience signée des deux comédiens appellent les références. Une immersion décorative de la nature, surtout, et du construit appelle un “Syndrome de Stendhal” de Dario Argento (la scène dans un musée italien). Pour la dignité d’un “feu” auteur français du XIXe siècle. Quand la guerre et autres catastrophes viennent, c’est un savant “Climax” façon Gaspard Noé qui prend place (le climat relationnel entre les membres de la troupe). Et on apprécie la pleine plongée, aussi paradoxale soit-elle. 

Une difficile structuration 

Dans son emboîtement, le cadre spatio-temporel est quelque peu mis à mal, là où, pris seul, chaque élément y trouve une certaine majesté. Là où la guerre frappe, le bon d’une histoire et, de fil en aiguille, d’un quotidien à taille humaine, se trouve happé par quelques fausses. On s’y perd alors, même si touché ses sujets. Le rapport au primitif, à la considération écologique, au trauma des catastrophes, à la juste (et évoquée) égalité du ménage.  Et c’est bien dommage !

Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

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