Miss Curvy Champagne-Ardenne : Manon, une Chaumontaise en quête de résilience et d’acceptation de soi

À 29 ans, Manon se lance un défi de taille : participer à l’élection de Miss Curvy Champagne-Ardenne 2026. Arrivée à Chaumont à l’adolescence, cette jeune maman voit dans ce concours bien plus qu’une compétition esthétique : une véritable revanche sur un passé douloureux et un message d’espoir pour toutes celles qui ne rentrent pas dans les cases.

Pour Manon, Chaumont est bien plus qu’un lieu de résidence. C’est le décor de sa reconstruction. Arrivée dans la cité préfecture à l’âge de 14 ans au sein de sa dernière famille d’accueil, elle y a construit sa vie d’adulte. « C’est un lieu qui m’a permis d’évoluer, de grandir et parfois même de guérir », confie la candidate.

Si elle affectionne aujourd’hui les balades ressourçantes vers le Jardin Agathe Roullot ou le long de la Suize en contrebas de la Rochotte, son parcours n’a pas été un long fleuve tranquille. Placée dès l’âge de 5 ans, Manon a dû faire face très tôt à l’isolement et au harcèlement scolaire, subissant moqueries et critiques sur son physique.

Transformer les blessures en force

C’est précisément pour transformer ce vécu que la jeune femme a décidé de s’inscrire à l’édition 2026 de Miss Curvy Champagne-Ardenne. Ce concours, ouvert aux femmes portant une taille 42 et plus, prône la beauté de tous les corps et la confiance en soi.

« J’ai traversé des épreuves qui m’ont fait ressentir le besoin de trouver un cadre bienveillant. Aujourd’hui, je sens que c’est le bon moment », explique-t-elle. Une démarche qu’elle entreprend aussi pour son fils, désireuse de lui transmettre des valeurs de tolérance : « Je veux qu’il grandisse en comprenant qu’il peut évoluer tel qu’il est. »

Un défi personnel au-delà des apparences

La préparation au concours, rythmée par des ateliers de bien-être, est un véritable cheminement personnel pour la Chaumontaise. Si elle apprécie le cadre sécurisant de l’aventure, elle ne cache pas les défis qui l’attendent, notamment l’exercice du « catwalk » (défilé) et la gestion de ses émotions. Diagnostiquée TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec/sans Hyperactivité), Manon apprend chaque jour à canaliser son hypersensibilité pour en faire un atout scénique.

L’élection se tiendra le 30 mai 2026 à Charleville-Mézières. D’ici là, Manon espère fédérer les Chaumontais autour de sa candidature. Plus qu’une écharpe ou une couronne, elle ambitionne de devenir une « oreille attentive » pour celles et ceux qui peinent à s’aimer. « Si mon parcours peut aider ne serait-ce qu’une personne à se regarder avec plus de douceur, alors j’aurai déjà réussi », conclut-elle.

Pour suivre et soutenir l’aventure de Manon :

Julien Chaumont

Julien Chaumont

Fondateur et éditeur de Chaumont City, j’ai créé ce média pour mettre mes compétences numériques au service des acteurs locaux. En tant que consultant digital, je vous accompagne pour développer votre propre activité en ligne. Retrouvez mes solutions et services dans la rubrique Evocion.