
Les cuisines de Chaumont voient le jour à la fin du XVIe siècle, dans les sous-sols. A l’intérieur, on y préparait les plats pour les occupants des habitations.
Elles étaient la pièce de préparation et de dégustation durant l’Ancien Régime. En lieu et place de la Chambre des métiers de l’artisanat (CMA), du Conservatoire et de l’IPHM, anciens hôtels particuliers, les cuisines de Chaumont voient le jour vers la fin du XVIe siècle. À l’intérieur, au sous-sol des habitations, on y trouve une cheminée, une réserve (ou garde-manger), un accès vers une citerne d’eau.
Les siècles passant, notamment après la révolution, les espaces perdent leur fonction initiale, devenant des caves ou des entrepôts de matériel. Des trois lieux, seul l’IPHM a conservé l’essence de ses cuisines, reconstituant des éléments de la pièce, photos d’archives à l’appui. Durant les années 1960, d’ailleurs, des restaurateurs ont continué à utiliser cette pièce pour préparer les repas des élèves de l’école Sainte-Marie, résidant alors dans les dortoirs.
L’anecdote : Près des anciens hôtels particuliers, des greniers à sels vendaient, entre autres produits, du sel. Ce dernier, quand il était plus épais, servait à conserver les viandes le plus longtemps possible. Les recettes, directement versées au roi, ont notamment servi à l’édification des fortifications de Chaumont.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.