Portrait… et interview : Jessica Kaci, femme à hauteur de féminisme, de maternité et de politique

Comme un chat a plusieurs vies, Jessica Kaci a (eu) plusieurs expériences, qui l’ont construite comme femme. Passée par la mairie de Chaumont pendant 12 ans, en tant que conseillère municipale, puis adjointe, elle a œuvré au bien vivre sportif de la population. Mère de famille, victime de violences conjugales en 2024, elle est devenue un étendard féministe lorsqu’elle a dévoilé publiquement son histoire. Multitâche, elle a combiné l’exercice de sa profession, chez Enedis, à son mandat d’élue, montrant qu’une femme pouvait autant, voire plus, qu’un homme. Et, aujourd’hui, Jessica Kaci compte bien poursuivre ses engagements, d’une façon ou d’une autre. 

Tout, chez Jessica Kaci, relève d’une femme satisfaite et qui ne se cache pas. Heureuse dans son activité chez Enedis, qu’elle combinait avec son mandat de conseillère municipale d’abord (de 2014 à 2020) d’adjointe chargée des sports ensuite (de 2020 à 2026) . Comblée avec ses trois enfants (d’alors, NDLR), qu’elle n’hésitait pas à emmener durant ses déplacements politiques. Attachée aux valeurs qu’elle portait au quotidien et à la population qu’elle représentait. Dans le milieu sportif, en particulier. . 

Des violences conjugales, qu’elle a subi avec le père de ses trois premiers enfants, en 2024, elle en a fait un message fort, délivré sur la scène publique aux autres victimes. Comme une femme puissante, pour reprendre un certain titre de podcast de Léa Salamé. Heureux événement, comme pour contrebalancer ce dramatique épisode de vie, elle en a connu un la même année, avec le passage de la flamme olympique et du tour de France, à Chaumont.

Et, comme pour tourner plusieurs pages, l’arrivée d’un bébé, issu d’une nouvelle union, a consacré le quotidien de Jessica Kaci, devenant mère de famille pour la quatrième.

Interview

Dans un bar de Chaumont, un jeudi 26 mars, elle s’est livrée sans silence, comme une féministe, comme une femme puissante aussi, pour reprendre un certain titre de podcast… de Léa Salamé.

Que retirez-vous de votre engagement politique ?

J’ai rencontré des personnes formidables, qui ont toujours été force de proposition et avec qui on pouvait discuter, même si on n’était pas d’accord. J’ai aussi appris la politique politicienne, qui me plaisait moins bien. 

L’apothéose a été le passage de la flamme olympique, en 2024. Ça a été le plus gros travail effectué avec le service des sports (et de communication, NDLR), les associations, l’office municipal des sports (Oms), les écoles. Cela n’a pas été facile au départ, mais on a réussi à faire une très belle journée. J’en garderai un très bon souvenir… de cohésion.

Avez-vous pu entreprendre tout ce que vous souhaitiez ?

On ne peut pas faire tout ce qu’on veut et les choses ne vont pas aussi vite qu’on l’espère. On doit parfois attendre cinq ans pour mettre la première pierre (d’un projet, NDLR) et on ne voit pas forcément les choses ‘sortir de terre’. Pour le plan pluriannuel d’investissement (PPI) sport, par exemple. C’est ce que je peux regretter. Mais on impulse des projets, comme cela a été le cas pour le stade Daniel Louis ou la piste d’athlétisme. Pour les aides aux associations sportives, on est resté à budget constant, j’aurai aimé que ce soit plus.

Vous êtes-vous sentie empêchée ? 

J’ai, en tout cas, dû travailler deux fois plus que les autres. Comme femme politique, on doit montrer qu’on n’est pas bête, qu’on sait gérer des dossiers. Je trouve ça dommage. 

Aujourd’hui, la vie politique, c’est terminé ? 

Elle ne s’arrête jamais, la porte est toujours ouverte. Je vais continuer à suivre les dossiers, comme spectatrice, à aller voir les associations. Et puis, il y a d’autres échéances électorales, un peu plus tard…

En 2024, un évènement, dramatique, de votre vie de femme s’est mêlé à votre carrière politique…

Effectivement. J’ai été victime de violences conjugales, ai fait face à la justice et ai subi des dommages collatéraux qu’une femme ne devrait pas subir. J’ai aussi dû étaler ma vie privée sur la scène publique pour rétablir la vérité. 

Et, ça ne s’est pas arrêté à cette seule année…

Oui. Pendant les élections (municipales, NDLR), il y a eu des rumeurs, ça a joué sur ma vie politique. Aujourd’hui, je suis toujours obligée de justifier que j’ai été victime, pourquoi j’ai quitté mon mari, pourquoi il se passe ça dans ma vie. Et, ce n’est pas normal.

Il y a aussi (et souvent) cette “injonction” à revivre l’épisode…

Quand on ressort des violences, on a l’impression qu’on n’a pas le droit de refaire sa vie. Les gens considèrent qu’il doit y avoir un temps entre le moment où on se sépare et celui où on se remet en couple. Avoir un enfant permet de relativiser et de voir le bon côté des choses. 

Par votre vécu, entendez-vous aider des femmes dans une situation similaire à la vôtre ?

Oui, comme j’ai pu l’être grâce à SOS Femmes accueil et à une psychologue spécialisée en violences conjugales et toucher beaucoup de femmes (en 2024, NDLR). J’ai envie de partager mon expérience, les déceptions que j’ai pu avoir, les combats à mener, comment refaire sa vie, se protéger, la peur qu’on a quand on sort de chez soi. Et puis, il y a beaucoup de pédagogie à faire, avant, pendant et après. 

Jusqu’à aujourd’hui, vous avez continué votre activité tout en exerçant votre fonction d’élue. Comment fait-on ?

On n’arrête jamais, Le travail de 8h30 à 17h30, les réunions d’élus à partir de 18h et les week-ends (je prenais aussi des journées pour assister à certaines d’entre elles). De même, on doit parfois aussi emmener les enfants… C’est une grosse organisation, mais on y arrive.

Vos enfants, justement, ont-ils été fiers de vous ou ont-ils, au contraire, pâti de votre fonction d’élue politique ? 

Ils étaient contents, même s’ils souhaitaient que je sois un peu plus à la maison. Ma plus grande fille, particulièrement, a été très fière de moi. Je suis son exemple. 

Finalement, il y a eu votre carrière politique, il y a votre activité professionnelle, votre engagement féministe, votre vie familiale. Et, vos passe-temps ?

J’adore nager et me promener avec mon chien (oui, j’adore les animaux). j’aime bien lire et aller au cinéma. Enfin, j’apprécie cuisiner des pâtisseries pour les enfants (et pour moi).

Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

  • aldricwarnet@gmail.com
  • simplyal80
Anonyme

Mme kaci Jessica se pleins pour une femme battue mais elle dit pas tout. Quand elle étais enceinte elle a mis son premier fils dehors et a porter plainte contre lui elle peut se faire passer pour une victime mais son fils a rien à voir avec les histoires de ses parents

Anonyme, aussi.

Très courageux de la part de la personne au dessus d'avoir laissé un commentaire anonyme, fleurtant avec la diffamation, voir le déni de faits établi par la justice.

Anonyme

De quelle activité professionnelle parle t'on dans cet article ? Depuis 2021 .... 08h30 17h30 en arrêt et non présente alors qu'elle se disait en indisponibilité professionnelle pendant son mandat.