
Dimanche 21 septembre, le Signe a organisé une visite des zones, jusqu’ici inaccessibles, de son lieu. Au programme, une découverte de maquette de reconstitution de la Banque de France, des serres à billets et à monnaie et une salle de coffres. Ça marque une histoire.
Une banque de France reconvertie en musée du graphisme ? Rien d’utopique au portillon, puisque Chaumont l’a fait, à sa manière. Pour les Journées Européennes du Patrimoine, dimanche 21 septembre, dès 15h30, le Signe (Centre National du Graphisme) a donné (re)découvrir l’histoire (et l’Histoire) du lieu, de ses pièces et de ses murs.
Construite en 1857 en plein Ilot Michelet, au carrefour de la gare de la ville et d’une statue effigie, la Banque de France permettait aux dépositaires d’y stocker billets et monnaie. « Personne ne quittait [le lieu] avant la fin du comptage des dépôts », a confié la chargée de visite. Les créances étaient ensuite stockées dans des coffres, situés au sous-sol du bâtiment. Et ce, suivant une première introduction dans des “serres” à billets et monnaie.
Servant d’indicateurs, des monogrammes type B et F sont inscrits sur certaines zones. Face à l’essor du graphisme, en fin de XIXe siècle, des mosaïques sont réalisées à même les sols de l’institution durant les années 1920.
Au milieu des années 1990 (en 1996, précisément), avec la généralisation des banques “alternatives” types Caisse d’épargne, la Banque de France perd la totalité de ses clients. C’est le signe du déclin de ce haut lieu, qui ferme ses portes et est ensuite relocalisé dans l’avenue de la République. Le bâtiment sera ensuite réaménagé pour devenir celui qu’on connaît aujourd’hui, le Signe.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.