
Artiste dijonnais, en carrière depuis 2022, Quentin Gandrot, aka Gamin, va donner un concert au Schmilblik, vendredi 12 juin. A l’image de sa musique, double émanation de sa vie personnelle et de son rapport à l’universel, il entend créer une connexion avec le public pour qui il va se produire sur scène. Avant sa performance, le chanteur se confie sur son univers et plus encore.
Gamin est-il la version la plus aboutie de Quentin Gandrot ?
Oui. C’est la version la plus actuelle qui me correspond et me ressemble. Avec toutes les années de formation, notamment au Conservatoire (de Châlons-sur-Saône, NDLR), et de travail Gamin m’a aidé à créer mon univers, dans lequel je m’épanouis, maintenant. .
Quand commence le processus de création d’une musique de Gamin ?
Ça peut être une mélodie, un texte ou les deux, en même temps. Concrètement, je vais faire des notes sur un clavier ou une guitare, et trouver les accords principaux. Et (ou), je vais piocher dans des thèmes dont j’ai envie de parler et qui m’apparaissent évident. Après, j’affine, je réécoute, j’arrange, je réécris et recompose.
Et, il y a aussi une inspiration émanant d’artistes que vous affectionnez, Saez, Orelsan, Feu Chaterton…
Evidemment. Ce sont mes influences. J’aime beaucoup ce qu’ils peuvent faire. Après, je viens de la “vieille” chanson français. Brel, Brassens, Barbara, je les ai beaucoup écouté, pour le côté littéraire et la plume. C’est la base de mon projet. Après, il y aussi l’électro et le rock, français, anglais et américain.
« J’ai cette volonté de parler à tout le monde, encore une fois, de faire passer des messages et émotions. » (Quentin Gandrot / Gamin)
Il y a certains thèmes qui reviennent dans vos chansons, la nuit, les soirées, l’amour, les femmes. Découlent-ils de votre expérience personnelle ?
Oui, mais aussi de mon lien avec la vie de tout le monde. Ce qui me plait dans mes chansons, c’est ce côté universel. Pour ça, je vais, la plupart du temps, partir de moi et le tourner à la troisième personne de façon à ce que chacun puisse s’y retrouver. Un chagrin d’amour, une relation, une soirée, bonne ou mauvaise.
Et, être fédérateur, représenter, refléter ?
Qu’il y ait, en tout cas, une connexion entre ma musique et le public. Que ce soit en live ou en studio, j’ai cette volonté de parler à tout le monde, encore une fois, de faire passer des messages et émotions. Et, ça se vérifie régulièrement en concert. Avec des gens qui se reconnaissent dans mon vécu et qui sont touchés.
Vous l’avez dit. Vous infusez un peu, voire beaucoup, de vous dans vos chansons. Y en a-t-il une qui vous représente le plus ?
C’est difficile. Elles me touchent toutes, étant donné que c’est mon vécu. Mais, je dirais “Tout est cycle”, une de mes dernières, sortie en novembre 2025. C’est un des textes les plus matures, qui envoie un message de non-dépression, pour ne pas s’en faire et éviter de sombrer dans l’immensité de l’univers (où on n’est pas grand chose).
Il y a aussi “Ramenez-moi avant”, que j’ai écrite à 30 ans et qui parle d’une âme d’enfant s’évapore un peu pour laisser place aux responsabilités. Elle est presque intemporelle et je l’aime toujours autant, trois ans plus tard.
Ces deux chansons, justement, seront-elles interprétées lors du concert au Schmilblik, vendredi 12 juin ? y aura-t-il des surprises ?
Tout à fait. Elles en feront partie. Il y a vraiment une émotion qui transpire (avec ces deux titres, NDLR), le public la reçoit. Ensuite, oui. Chaque concert, on le pense différemment avec les musiciens, on adapte la set list, les enchaînements, l’énergie. Il sera donc calibré pour le Schmilblik.

L’alter ego artistique de Quentin Gandrot, Gamin, voit le jour au cours de ses années passées au Conservatoire de Châlons-sur-Saône, à la fin des années 2010. Et ce, en référence à un des personnages des “Misérables” de Victor Hugo, Gavroche. Une première tournée en Bourgogne-Franche-Comté, de 2019 à 2021, lui permet de gagner sa place dans le milieu musical. Et, dans le même temps, de sortir son premier titre, “Inna”, qui cumule plus de 50 000 vues sur Youtube.
Au sortir du Conservatoire, en 2022, Quentin Gandrot sort un premier E.P (extended-play), “2.0”, qui comporte notamment “Côté ouest océan” et “Monde 2.0”. Il enchaîne, ensuite, les concerts promotionnels de son premier projet musical. Deux ans plus tard, l’artiste sort le clip “Décadanser”, en préambule d’un second E.P (qui sortira en mai 2025), suivi ensuite par d’autres chansons comme “Juste vibrer” et “Connecté”. Aujourd’hui, le chanteur entame une nouvelle tournée, avec un futur passage à Chaumont, au Schmilblik.
Crédit photos : Attila- Pierre

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

Tout à fait notre Gamin!