Tournée des communes : À Brethenay, Gaëtan Collin fait son baptème.. de maire

Élu maire de Brethenay, le 21 mars dernier, Gaëtan Collin est, depuis cette date, au travail pour la commune. Fête des voisins, micro-crèche, nid d’abeilles, vol de ruches, conflit d’administrés… Naturel, il l’est quand il s’agit d’exercer la fonction, d’être auprès des habitants, de discuter avec son équipe et de gérer les papiers administratifs et les projets. Et, l’élu l’est tout autant en œuvrant pour son territoire, comme délégué à l’Agglomération de Chaumont. Comme dans une course à vitesse… sportive. 

Naturel est un mot qui revient beaucoup quand on parle de Gaëtan Collin. Naturel dans son entrée dans la vie politique, une affaire de famille. Comme deuxième adjoint, au départ. Naturel dans son caractère, son rapport aux autres et sa prise de décisions. Naturel aussi, et surtout, quand il succède à Gilles Cassert, maire de Brethenay pendant 25 ans. Fonction qu’il assurait partiellement avec l’ex premier adjoint, Richard Piot (actuellement dans son équipe, NDLR), quand l’ancien élu a rencontré ses premiers soucis de santé, en avril 2025. « J’ai eu une première expérience de ce qui m’attendait à la tête de la mairie », déclare-t-il à ce propos. 

À peine élu maire de Brethenay, samedi 21 mars 2026, Gaëtan Collin était déjà au travail, pour reprendre un certain adage (d’Antoine Desfretier, NDLR). Délogement d’un nid d’abeilles, alerte sur un vol de ruches, définition du budget municipal, préparation d’une fête des voisins communale, ébauche d’un projet de micro-crèche… Et à raison, puisqu’il hérite d’un bon bilan et de finances saines, pour lesquels il a, en partie, joué un rôle important. « Nous ne voulons pas une copie court-termiste, mais un plan d’investissement plus large et ambitieux, à la mesure de nos moyens », précise-t-il.

Dans sa course politique, il prend sa part à l’Agglomération lorsqu’il est élu délégué auprès de Maxence Lemoine, vice-président chargé de l’attractivité, de la transition énergétique et du développement durable. Une fonction en parfaite adéquation avec son souhait d’œuvrer pour le territoire plus que simplement pour Brethenay. Lors de l’interview, un mardi 14 avril, en début de soirée, Gaëtan Collin avait des idées plein la tête, surtout après une réunion municipale. Et, c’était sportif, une de ses passions par ailleurs ! 

Quel est le quotidien du maire, à Brethenay ? 

Le début de mandat, c’est beaucoup de papiers administratifs (la France a du retard sur ce sujet, rires) et de projets à mettre en place.  C’est aussi être présent auprès des administrés et agir sur le terrain, pour discuter d’urbanisme (avec le concours de l’Agglomération de Chaumont), de projets et du comité des fêtes. 

Entre vendredi 10 et lundi 13 avril, par exemple, il a fallu régler un différend entre deux habitants, trouver des solutions, jouer le rôle de médiateur et prendre une décision, par arrêté, pour contenter (les deux partis, NDLR). 

Et être le bon voisin ? 

Une personne disponible, plutôt. Je me suis, d’ailleurs, attaché à créer une équipe en ce sens. Il était hors de question que je sois le grand chef qui dirige la commune avec dix personnes autour de table. Et puis, je ne veux pas prendre de décision sans les concerter avant, ni travailler seul.

Quels vont être les grands axes de ce mandat ? 

On a mis en place des commissions sur cinq thématiques : aménagement, gouvernance, citoyenneté, qualité de vie, transition énergétique. Ce sont des sujets qui nous touchent au quotidien et sur lesquels j’incite mon équipe à être impliquée et sensibilisée.

Comment cela se traduit-il concrètement ?

Ce peut être embellir et entretenir les entrées de Brethenay, de façon à ce qu’on voit qu’on arrive à Brethenay, revoir la voirie, les axes routiers ou encore la signalétique. De même, on va développer de nouveaux axes de communication, dynamiser la page Facebook, relancer le bulletin municipal  ou encore organiser l’accueil des nouveaux arrivants,

Les vestiaires (de l’ancien terrain de football) vont être réaménagés en un local pour les associations, le coin buvette va être retiré. De plus, on va créer un projet ambitieux et conjoint d’école, à la hauteur de la qualité de notre enseignement pédagogique,  et de salle des fêtes (pour laquelle le bâtiment est, à ce jour, vétuste).

C’est votre première fois comme maire (vous étiez deuxième adjoint, dans la précédente mandature). Exercez-vous cette fonction à plein temps ?

Non, je suis toujours en activité. Je suis ingénieur technico-commercial aux forges de Bologne depuis quatre ans, je m’y plais et j’y trouve mon compte. 

J’arrive à concilier ces deux activités. J’ai une bonne équipe autour de la table (du conseil municipal), donc ce n’est pas un frein pour moi. Mais, en fonction des opportunités, il faudra peut-être faire un choix. 

Début avril, vous avez été élu délégué auprès de Maxence Lemoine, vice-président chargé de l’attractivité, de la transition énergétique et du développement durable. Par cette fonction, allez-vous porter la voix de Brethenay au sein de l’Agglomération ?

J’ai surtout envie de porter ma voix pour l’ensemble de l’Agglomération, de le voir changer et de m’y investir, car j’aime mon territoire et y ai grandi (à Chaumont surtout, NDLR). 

Avec Maxence Lemoine, nous avons de très beaux projets d’avenir. De mon côté, je me battrai pour que les dossiers des 63 communes représentées avancent à la même vitesse. Et, ce ne sont pas que des grands mots

Cette place, au sein des délégations, était-elle assurée d’avance, qu’importe le candidat élu, Antoine Desfretier ou Stéphane Martinelli ? 

Je sais qu’il y a eu des ‘on dit’, mais non. Je suis 100% naturel et je veux pouvoir serrer la main à n’importe qui en étant droit dans mes baskets. Il était donc hors de question de jouer sur deux tableaux, comme certains ont pu le faire. 

Je suis une personne ouverte et je m’entends avec tout le monde. J’ai donc, tout naturellement, reçu Stéphane Martinelli pour entendre sa position et ce qu’il avait à proposer. Mais, dès que je me suis entendu avec Antoine Desfretier, il était clair que ce serait avec lui et personne d’autre.

En dehors de la vie politique, il y a finalement le sport…

Absolument. Le sport fait mon caractère, me motive, me passionne et me permet d’aller au bout des choses. Le paddle, le trail pendant l’intersaison et le football à Saint-Geosme. C’est une philosophie de vie qui amène droiture et fidélité, dans la vie associative, familiale et politique.

Un élu déjà bien engagé : Gaëtan Collin s’engage en politique en 2020, sur les indications de Gilles Cassert. Sous son lead, il œuvre, comme deuxième adjoint, au dynamisme de la commune. Durant cette implication, 2023 et 2024 sont d’excellentes années pour Brethenay. Avec le projet de sit-in (dont l’aire de jeux), réalisé à hauteur de 250 000 euros et qui a attiré des personnes de Bologne, Chaumont et Jonchery, mais aussi de la guinguette mobile, qui a attiré plus de deux fois le nombre d’habitants, de 410 habitants.

Trois questions à… Gaëtan Collin : 

  • Un élu qui vous inspire ? Paul Fournié, qui a suscité quelques vocations, notamment politiques, chez moi. J’ai beaucoup de respect pour lui, le considère et suis très proche de lui.
  • Un endroit où se poser à Brethenay ? L’aire de jeux
  • Un péché ? La gourmandise
Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

  • aldricwarnet@gmail.com
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Éric RABY

Félicitations à ce très jeune Maire bourré de dynamisme ! Mon questionnement, faut-il réellement revendiqué une étiquette ?
Et j'espère que dans le dossier "qualité de vie" il y a l'environnement ! Brethenay est une commune riche en biodiversité et doit rester vigilante, eaux, forêts et sites exceptionnels...
Bonne route à vous !