
Installée depuis plusieurs semaines à la mairie de Verbiesles, Estelle Grioni enchaîne les réunions et, surtout, les phases de concrétisation des premiers projets. Certains engagés lors de la précédente mandature. Voirie, assainissement, animations dans la commune, préparation du Grand Pardon… Comme au départ d’une course… à pied.
En voyant Estelle Grioni, rien ne pourrait, au premier abord, laisser penser qu’elle débute en politique (locale). Et pourtant… Élue maire de Verbiesles, sans avoir occupé d’autres fonctions avant, fin mars 2026, elle est, depuis plusieurs semaines, au travail. Formation liées à l’exercice de la fonction, saisie des gros dossiers ou encore réunions d’équipe…
Comme maire, ses journées sont comme une course à pied. Les échanges avec l’ancienne maire, Marie-Noëlle Hubert, servant de débriefing sur certains dossiers, sont, eux, d’une aide indéniable pour la suite. Pour les travaux de voirie, par exemple. Un mardi 12 mai, en fin d’après-midi, Estelle Grioni avait plein de choses en tête, des mails à lire (ou envoyer), une réunion d’équipe… et une interview média.

Depuis votre élection comme maire de Verbiesles, quel est votre quotidien, Estelle Grioni ?
Je cours beaucoup. Nous avons tellement de choses à découvrir, à lire, à apprendre. Et puis, il y a énormément de réunions, au sein de la commune et de l’agglomération, et de formations, organisées par l’association des maires de France. Ça fait beaucoup d’informations à enregistrer, rapidement.
Hier, par exemple, j’ai rencontré une personne d’Enedis et j’ai enchaîné avec la réunion organisée par le conseil départemental, à l’intention des maires de Haute-Marne. Et, aujourd’hui, il y a la réunion hebdomadaire avec les adjoints de la mairie. J’ai l’impression de ne pas avoir le temps de me poser, mais c’est très intéressant.
Le début de mandat est-il donc purement procédurier ?
Pas tout à fait. Des petits projets commencent à se mettre en place, mais surtout des gros projets que la précédente municipalité avait initié et qu’on va essayer de mener à terme. En l’occurrence la route entre Verbiesles et Laville-aux-bois (notre portion), qui est très dégradée et dangereuse. Enfin, un autre gros projet, c’est la création d’un réseau d’assainissement.
Il y a aussi des animations…
Oui. Nous avons la chance d’avoir des associations dans le village, le comité d’animation verbieslois, le club de foot, mais aussi les sociétés de chasse et de pêche. En septembre, nous participons à la Fête patronale. Enfin, des bénévoles vont se réunir une fois par semaine pour concevoir des fleurs pour le Grand Pardon (en 2029, NDLR).
En tant que quatrième maire de Verbiesles, vous succédez finalement à Marie-Noëlle Hubert, qui a effectué deux mandats. Est-ce un poids ou, au contraire, une fierté ?
C’est une fierté. La commune était très bien gérée, pendant les deux mandats de Marie-Noëlle Hubert et les précédents. On a la chance de reprendre la commune avec une situation financière saine et des projets déjà engagés. C’est facilitateur pour nous.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.