Tournée des communes : À Laville-aux-Bois, Élodie Robinot s’affiche en maire de ses habitants

Élue maire de Laville-aux-Bois, en mars 2026, Élodie Robinot a engagé ses six premiers mois dans la continuité de son prédécesseur, Claude Georges. Sur l’entretien des espaces publics, tout particulièrement. Cette casquette d’élue, qu’elle couple avec celle au sein de l’agglomération de Chaumont, elle la partage avec sa profession d’infirmière. Et ce, pendant sept ans. 

Ses premiers mots traduisent un ‘mal’ qui imprègne encore les femmes. Celui autour de la compétence, qu’elles voient davantage chez les autres, les hommes en l’occurrence. Chez Elodie Robinot, la situation s’est aussi posée, alors que les habitants ont perçu en elle une candidate prédisposée à la fonction. Mais, l’actuelle élue a tenté l’aventure, devenant maire de Laville-aux-Bois en mars 2026, pour sept ans. 

La casquette de maire, justement, Élodie Robinot la partage avec sa profession d’infirmière, qu’elle exerce depuis plus de 20 ans. Au centre hospitalier de Chaumont, pendant 16 ans, puis au lycée agricole Edgard Pisani, à Choignes, depuis 2017. « En dehors des vacances scolaires, j’ai un emploi du temps bien chargé. Je quitte à peine le travail pour me rendre à la mairie », précise-t-elle. 

Une expérience politique significative : Avant de devenir maire de Laville-aux-Bois, Elodie Robinot a été élue au conseil municipal de la commune, pendant 12 ans. D’abord comme conseillère municipale, puis comme seconde adjointe.

Le 5 octobre, jour de l’interview, Élodie Robinot revenait de son lieu de travail pour s’entretenir avec sa secrétaire de mairie, de dossiers municipaux. Et, tel un clin d’oeil à sa profession, elle affichait un ruban rose, pour montrer son soutien à la lutte contre le cancer du sein.

Comment passe-t-on de deuxième adjointe à maire de Laville-aux-Bois ?

Par la sollicitation des habitants et du maire. Pour eux, c’était quelque chose de logique. Ça ne l’était pas forcément pour moi, qui était moins décidée et voyait des profils plus compétents que moi, à ce poste. Et puis, il n’y a pas eu beaucoup de personnes intéressées. Je me suis donc dit : je tente l’aventure. 

Au 5 octobre, cela fait plus de six mois que vous êtes élue. Des projets sont-ils en cours de réflexion, mis en place ?

Pour l’instant, on est dans la continuité de ce qui a été mis en place durant les mandatures précédentes, à savoir l’entretien des espaces publics de la commune. Il y a aussi d’importants travaux de voirie à réaliser, sur le long terme, et qui nécessitent des investissements. Mais, ce n’est pas encore au programme.

En parlant de voirie, justement, vous partagez la route communale avec la commune de Verbiesles. Collaborez-vous sur ce volet ?

Tout à fait. Estelle Grioni (maire de Verbiesles, NDLR) et moi-même consultons les entreprises afin de voir ce qui est possible de faire ou non. 

Laville-aux-Bois est aussi en étroite relation avec Chamarandes-Choignes,, sur le projet agri-voltaïque. C’est toujours en cours d’élaboration, un appel d’offres va être émis, ce mois-ci, pour savoir si le projet va sortir de terre. 

Revenons un peu en arrière ! Durant l’été, les vagues de canicule ont impacté de nombreuses communes de l’agglomération de Chaumont. Quelle a été la situation, à Laville-aux-Bois ? 

Nous n’avons pas manqué d’eau, on a un captage bien placé. Néanmoins, ça a été plus complexe par rapport aux arrêtés préfectoraux qu’il a fallu suivre, sur l’utilisation de l’eau, la sécheresse ou encore les feux d’artifices.  Les conseillers municipaux, les adjoints et moi-même étions disponibles durant l’été, il n’y a donc eu de grosses répercussions. 

En parlant d’eau, des annonces ont été faites lors du dernier conseil communautaire, parmi lesquelles une hausse de la tarification. Comment accueillez-vous cette augmentation  ? 

Au niveau assainissement, Laville-aux-Bois est déjà bien plus haut que le taux plancher fixé. S’agissant de l’eau, néanmoins, il faudra bien sûr qu’on participe à cet effort collectif et, à un moment donné, faire des hausses progressives, pour ne pas bousculer la population. 

Élodie Robinot est ses questions de Proust : 

  • Un lieu où se poser à Laville-aux-Bois ? Le sentier et le calvaire. Selon l’heure et le soleil, ça peut être joli. 
  • Le meilleur moment de votre journée ? J’en ai deux. Le matin, avant de partir au travail, où je suis en forme, et le soir, quand la journée est finie et que je peux me reposer. 
  • Une qualité ? L’empathie.
  • Un défaut ? Je manque énormément de confiance en moi. 
  • Un pêché mignon ? Le chocolat.
Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

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