
Construite en 1835, l’école Sainte-Marie vient compléter l’offre éducative chaumontaise, dans le secteur privé. De direction en direction, l’établissement évolue au fil des décennies, intégrant de nouvelles classes, une cantine ou encore un internat. Aujourd’hui, il accueille uniquement les enfants en maternelle et en primaire.
Il est le plus vieil établissement privé, encore actif, de la ville… Accessible depuis ses deux portes d’entrée, rue de la Tour Charton et Verdun, l’école Sainte-Marie est construite autour de 1835-37, en lieu et place d’un ancien hôtel particulier. Dès son ouverture et jusqu’à la fin des années 1968, elle est un lieu d’éducation pour les filles. Ce jeune public, lié aux sœurs immaculées de Marie, étudie selon le niveau de classes actuel, du CP au CM2. Et ce, au même titre que les élèves, garçons, de l’école Hautefeuille (qui n’existe plus, NDLR) et de la rue Nicolas Mougeot.

Lorsqu’Émile Monzein devient directeur de l’école Sainte-Marie, en 1959, il achète un terrain, côté rue la Tour de Charton. A cet endroit, il y intègre, d’une part, une seconde cour et, d’autre part, une cantine et les premiers cours dits “complémentaires” (niveau collège, aujourd’hui). Et ce, chaque année jusqu’en 1962. Dès 1964, après une année de césure, le responsable poursuit sur sa lancée. Il ajoute, alors, les cours dits “secondaires”, de la seconde à la terminale, à l’offre éducative.

Reconstituer une plaque commémorative : En parallèle des visites de l’école Saint-Marie, des crêpes et des gaufres sont vendues au public. Le but : récolter des fonds pour recréer un écriteau, en hommage aux enfants morts durant les deux grandes guerres.
Parallèlement à cela, ce père de famille s’installe, à titre personnel, avec sa femme et ses deux enfants (Norbert Monzein en est un), dans les étages du lieu. Avant de rompre avec ses responsabilités, Émile Monzein engage une dernière initiative, en créant un internat. Et ce, au moyen, notamment, de fonds récoltés lors de kermesses et de lotos, au fil des années. Durant les années 1970, Soeur Félix, qui sera directrice de l’école Sainte-Marie jusqu’en 1992, mettra notamment en place la première bibliothèque de l’établissement.
Au cours des années 1990, alors qu’un nouvel établissement, l’Institution Chaumontaise Oudinot, est édifiée à la zone de La Vendue, les niveaux collège et lycée sont délocalisés. L’offre éducative se réduit à sa situation originelle, avec des classes de maternelle et de primaire. Seul changement notable, après cet épisode, des classes sont ajoutées en 2004-2005, en lieu et place des anciennes maisons Rollet et Toussaint, acquises dix ans plus tôt (environ).

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.