
La ville de Chaumont est devenue, le temps d’un week-end, le centre névralgique du design graphique étudiant. Les 28 et 29 mars, l’association Les Graphistes Affiché·es a organisé la première édition des Rencontres inter-DSAA. Ce festival national a rassemblé des étudiants venus de la France entière autour d’une programmation alliant professionnalisation, création et moments d’échanges.
L’événement s’est structuré autour de plusieurs temps forts répartis entre le Signe, les Halles du marché et l’IPHM. Le week-end a notamment été marqué par des présentations et des tables rondes réunissant des figures reconnues du milieu du graphisme, telles que le studio Superscript, le studio Helmo, la graphiste Fanette Mellier ou encore Timothée Gouraud. Ces moments de partage ont permis d’aborder en profondeur les enjeux contemporains du métier et les réalités de l’insertion professionnelle pour les jeunes diplômés.
En parallèle des rencontres institutionnelles, un vaste salon de l’objet imprimé a pris ses quartiers aux Halles. Ce marché de la création a offert une véritable vitrine aux différentes formations nationales. Les visiteurs et les professionnels ont pu déambuler entre les stands pour découvrir et acquérir des éditions originales, des affiches, des fanzines, des stickers et divers objets graphiques directement produits et vendus par les étudiants.
La pratique était également au cœur du festival, avec notamment un atelier de création d’un fanzine collaboratif encadré par Timothée Gouraud. Organisé au Signe sur deux demi-journées, cet espace de travail a réuni trente étudiants et bénévoles autour d’une thématique cruciale : la vie après les études.

Ysaline Guellili (ysa.graph), étudiante en DNMADE graphisme « Identité visuelle et Édition » à Chaumont, a participé à ce projet. « Nous avions tous fait des recherches avant l’atelier, chacun s’était attribué une question qui visait l’entrée dans la vie active. Ça recouvrait un peu tous les domaines que ce soit juridique, éthique, émotionnel, etc. », explique-t-elle. « L’atelier était vraiment chouette et agréable, car ça nous a permis de faire de belles rencontres et de nous rassurer mutuellement sur tous ces questionnements. »
Le fruit de ce travail est un livret au format A4, dont chaque recto pose la question d’un étudiant, et le verso y apporte une réponse. Le groupe a ensuite conçu conjointement une couverture où chacun a pu laisser sa trace. L’ouvrage a finalement été tiré à 60 exemplaires grâce aux techniques de risographie du Signe. Au-delà de l’objet, c’est la démarche de réseau qui a primé : « On n’a pas vraiment l’occasion d’être en contact comme ça, ce sont toujours des moments importants », souligne l’étudiante chaumontaise. « Dans nos métiers, les contacts et le cercle de connaissances sont très importants, que ça soit pour avoir de nouveaux points de vue, pour de futures collaborations ou des futurs projets. »
Pour prolonger ces échanges dans un cadre plus informel, le festival a également ménagé des espaces de convivialité. Le samedi soir, les étudiants et intervenants se sont rassemblés au Schmilblik pour une soirée animée par un DJ set de Lou Sanchez. Une parenthèse musicale qui a permis de sceller les rencontres effectuées tout au long de ce week-end dédié à la relève du design graphique français.
Photographies de l’image à la Une, de l’atelier et de la soirée réalisées par Maya : ayam__production.

Fondateur et éditeur de Chaumont City, j’ai créé ce média pour mettre mes compétences numériques au service des acteurs locaux. En tant que consultant digital, je vous accompagne pour développer votre propre activité en ligne. Retrouvez mes solutions et services dans la rubrique Evocion.