
Longtemps attendu, le Centre de Formation du Chaumont Volley-Ball 52 (CVB) ouvrira ses portes à la rentrée 2026. Entre ambition sportive, soutien régional massif et révolution de l’effectif pro, le président Bruno Soirfeck dote enfin le club de l’outil qui lui manquait pour asseoir sa domination en Marmara Spikeligue.
À Chaumont, le volley est une religion, mais il lui manquait encore son séminaire. C’est désormais chose faite. Pour la saison 2026, le CVB ne sera plus l’exception du championnat : il quitte le statut de seul club de l’élite sans structure de formation intégrée. Un projet mûri de longue date qui trouve aujourd’hui son aboutissement.
Si le projet a mis du temps à éclore, ce n’est pas par manque d’ambition sportive, mais par rigueur académique. « Le projet est né il y a plusieurs années, c’est un outil normal pour un club pro », confie Bruno Soirfeck. « Mais nous butions sur l’aspect scolaire. Chaumont ne proposait pas les réponses universitaires adéquates. » Le déclic ? La révolution digitale.
Grâce au Campus Connecté et aux partenariats avec le lycée Charles de Gaulle, le « double projet » (sport et études) devient une réalité tangible. Les six premières recrues, âgées de 18 à 23 ans et sélectionnées parmi plus de 100 candidatures, pourront ainsi préparer leur avenir professionnel tout en visant les sommets du volley français.
Le lancement d’une telle structure est un défi logistique et financier. Avec un budget estimé entre 150 000 € et 200 000 €, le club a pu compter sur un allié de poids : la Région Grand Est, qui subventionne le projet à hauteur de 100 000 €.
Côté logistique, le club prend tout en charge : de l’équipement au suivi médical, en passant par le logement avec six appartements dédiés au quartier du Haut du Val.

La création du centre modifie profondément la stratégie de l’équipe première. L’effectif professionnel passera de 13 à 10 joueurs « confirmés », libérant ainsi contractuellement 3 à 4 places pour les pépites du centre. Que ce soit en tant que 4e réceptionneur-attaquant ou 2e libéro, ces jeunes ne seront pas de simples spectateurs.
Le Centre sera placé sous la responsabilité technique d’Iban Perez, actuel adjoint de l’équipe professionnelle, assurant une continuité tactique parfaite entre les jeunes et l’élite. Il sera épaulé par un staff complet incluant un préparateur mental et un statisticien.

Dans les tribunes du Palestra, l’enthousiasme est palpable. Pour beaucoup, cette structure aurait pu changer la donne dès la saison passée. « Parfois, entre des jeunes encore maladroits mais fougueux et des pros peu inspirés, le résultat peut basculer », souligne un fidèle du club. Pour un autre, c’est tout simplement « une opportunité en or pour renforcer l’équipe première sur le long terme ».
En misant sur la formation, Chaumont ne se contente plus de recruter des talents : le club s’apprête désormais à les créer. Une nouvelle ère commence au pied du viaduc.

Passionné de sport et de communication, Nolan Malagnoux s’investit avec énergie pour valoriser Chaumont et sa vie locale. Curieux et motivé, il participe à l’aventure Chaumont City en apportant ses idées et son sens journalistique.