
Chaque semaine depuis le début de l’été, Chaumont City propose un ouvroir culturel dédié aux Silos. Après un manga (“Green Blood”), un DVD (“Une part manquante”) et un livre (“Le chant des innocents”), on s’attaque à l’album “Civilisation” d’Orelsan. Pris entre pause de famille et simili réflexion réactionnaire, l’artiste change de ton et donne moins de frénésie à son verbe musical.
Bien loin est le temps où Aurélien Contentin, AKA Orelsan, avait le tout réactionnaire et subversif. A la quarantaine bien entamée, une mèche blanche et une vie en couple, l’artiste et son “Civilisation” d’album pèse le mot, autant que la parole. A (presque) chaque titre, il pose sa pensée; comme son geste, pour réfléchir le monde (et sa situation personnelle) auquel il fait fasse. Même quand il “Baise le monde”, “Rêve mieux” , pour un “Jour meilleur”, “Seul avec du monde autour”.
On notera bien quelques sons de débit frénétique, avec son solo “L’odeur de l’essence”, sinon quand il retrouve son pote Casseurs Flowters, Gringe, pour “Infinity” (quoique…). De quoi consacrer l’amitié et les souvenirs du passé, d’aller au rythme de la vitesse exponentielle du monde. Car oui, pas le temps de se poser, au final, tel que l’album d’Orelsan le reflète. “Quelle époque !” (émission qui reprend un de ses titres) est cette “Civilisation”. Partagée dualité !
L’info en + : Outre son l’album, deux autres albums d’Orelsan sont disponibles à la médiathèque Les Silos, “La fête est finie” et “Le chant des sirènes”.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.