
Jeudi 6 novembre, l’après-midi, une trentaine de personnes ont participé à une visite de patrimoine axée sur l’histoire de l’eau, à Chaumont. Au programme, il a été, entre autres lieux, été question du viaduc, des anciens bains douches ou encore de lavoirs. On fait le récap’ !
Non une traversée religieuse sur le chemin de Compostelle, mais une évasion pédestre au fil de l’eau… Jeudi 6 novembre, de 14 à 16 heures, une trentaine de personnes ont déambulé dans les rues de Chaumont, dans le cadre d’une visite thématique sur l’histoire de cette ressource, supervisée par Julien Marasi, chargé du patrimoine bâti au sein du service patrimoine de la Ville de Chaumont. Citernes, fontaines, puits, lavoirs, outils de collecte et d’approvisionnement ont été autant de volets abordés au cours de cet événement de patrimoine. De la basilique Saint-Jean Baptiste jusqu’aux abords du collège Bouchardon et de la mairie jusqu’aux bains douches.

Que ce soit à l’intérieur ou en dehors de Chaumont, de nombreux systèmes cycliques (ancêtres de ce qu’on pourrait assimilée à une machinerie de puisement de l’eau dans les sources, sinon de recyclage avec les stations d’épuration) ont été créées. Depuis la vallée de Suize (et le fleuve éponyme), un système à vapeur, nommé chauffage, a été imaginé au cours du XIXe siècle. Plus loin, vers Verbiesles et Marnay, des creusées souterraines pour y installer des citernes XXL et autres dispositifs d’infrastructures y ont aussi été érigés. Et de, pour contrer les fléaux qu’ont été les sécheresses successives du Moyen-âge et la Renaissance, ou encore la Grande Peste de fin d’époque.
Enfin, comme mentionné ci-haut, seize fontaines ont été construites dans les zones stratégiques de la ville, en plus des puits et citernes, privés ou publics. Au square Boulingrin, devant le collège Edme Bouchardon, au coeur de la place des Capucins, dans la rue Trefousse, vers l’Hôtel de ville ou encore face à la préfecture, pour citer quelques emplacements.
Le lavoir : Situé dans plusieurs endroits distincts de Chaumont, le lavoir, en complément des citernes éparses, était un lieu d’intérêt public pour les habitants. Pratique et proche du centre-ville, on en trouve notamment un, qui n’a aujourd’hui de nom que le bâtiment encore existant, en haut de la côte des tanneries. Spécificité de ce dernier, construit en 1835, une marre à chevaux y a été ajoutée quelques années après son ouverture. En 1851, précisément.
Les bains douches : Lieu situé sur le terrain de l’actuelle salle d’escrime, dans la rue Jaurès, cette structure d’eau a été construite en 1906. Dès son ouverture, 40 personnes pouvaient, à loisir, venir profiter des bienfaits, pendant que d’autres travaillaient dans la partie lavoirs. Tout en bénéficiant d’une invention, à l’époque, révolutionnaire grâce à un système usinier de lavage mécanique. Deux ans plus tard, une salle d’hydrothérapie et deux baignoires ont été intégrées à l’intérieur de l’infrastructure. A l’arrière des anciens bains douches, à l’extérieur, une tonnelle a été reconstituée, suivant un déplacement depuis un autre endroit (inconnu à ce jour, NDLR) de la ville.
Le viaduc : Édifié au milieu XIXe siècle, le lieu a, entre autres fonctions, permis d’alimenter les nombreuses fontaines de la ville. Permettant, ainsi, d’éviter les déplacements intempestifs d’alors des habitants, obligés de monter et descendre les rues et côtes avec leurs sceaux.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.