Calba Terra : Et la calebasse devint… luminaire !

De sortie de terre à déconstruction créatrice, Calba Terra donne à démocratiser une alternative éco-responsable et accessible d’une calebasse devenue luminaire. À l’œuvre, Jérôme Albin, le fondateur, Bob, robot-machine, et deux associés pensent, réfléchissent, créent, peaufinent et finissent chaque modèle, unique en tous points. Comme des inventeurs, qui aiment résoudre tout problème, aussi particulier et difficile est-il.

Qui croirait voir, en pleine pépinière d’entreprises, un atelier ‘usinier’ de fabrication, doublé d’une parcelle pour des plantations ? C’est, en tout cas, ce qu’à réalisé Jérôme Albin, inventeur presque né et fondateur de Calba Terra en 2020, en cultivant (prochainement) des calebasses (avec l’aval de l’Agglo) et en fabriquant des luminaires à partir de ces derniers. Et ce, selon un chaînon bien précis, de la conception jusqu’à la vente. En ligne, sur place à l’atelier ou bien lors de salons et événements divers. 

Premier palier dans la conception des luminaires naturels, l’entrepreneur, en plus de ses futurs plants, fait appel à des maraîchers, à qui il achète l’intégralité des calebasses cultivées.  De Haute-Marne bien sûr, mais aussi d’Orléans, du Lot et de Vendée. Quand le recours est à la culture de ces cucurbitacés, qui ressemblent à un butternut, la mise en terre se fait en mai-juin et la récolte a lieu au début de l’automne. Quand une calebasse est très asséchée et quelque peu craquelée et couverte de moisissure, « on trempe la plante dans l’eau et on frotte selon l’état », précise-t-il.

Bob à l’action… globalement

Dans ce qui aujourd’hui la seconde étape (une fois le noyau extrait, après ouverture), l’artisan haut-marnais va recourir à Bob (breveté, NDLR) pour concevoir une partie du luminaire. Suivant un scanner complet de la calebasse sur laquelle il va travailler.  Par cela, le but, conséquence de son installation dans la pépinière près de Chaumont, est d’augmenter la capacité de production. « En un mois, Bob peut faire ce que je faisais en un an », souligne Jérôme Albin. Soit, 800 pièces au total. Jusqu’à aujourd’hui, « personne ne s’est dit qu’il était possible d’usiner [le processus de fabrication] de luminaire, puisque chaque modèle de calebasse n’a pas forcément la même forme », ajoute-t-il.

Suivant le travail de mémorisation de la forme de la calebasse, comme de sa composition,Bob va réfléchir à la manière de travailler, selon les prérogatives de l’artisan. Puis, en vertu du processus de fabrication, la machine va reprendre l’investissement sur l’objet en question, en perçant pas moins de 2000 trous pendant 20 minutes. Après la sculpture de la pièce principale, la tête du luminaire, le rôle de l’artisan, Jérôme Albin en l’occurrence, prend tout son sens. « Je dois nettoyer, retoucher et installer le pied de l’objet », explique-il. « En cela, il y a donc un fossé entre mon appréciation artistique et la façon de la transposer », ajoute-il. 

Calba Terra, ouvroir de possible : Extension entrepreneuriale de Jérôme Albin, Bob (la machine), et ses deux associés, Calba Terra entend démocratiser tout un concept d’usinage de la calebasse comme alternative au plastique. En accélérant « la mécanisation pour réduire les prix de vente, tout en restant éco-responsable », tel que le souhaite Jérôme Albin. Ouvroir, l’enseigne l’est aussi dans le sens où elle a pour ambition d’accueillir, à tout moment, le grand public. Comme ce sera le cas lors de portes ouvertes, tout au long du mois de juillet.

Al’ Warnet

Al’ Warnet

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.

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