
Depuis 2020, le hanuman muay thaï enseigne la spécialité de boxe asiatique à 80 licenciés, à Bologne. Dans un croisement des disciplines, tout en respectant l’essence de l’art martial, les cours mettent en pratique la technique et les préceptes fondamentaux, mais aussi les usages relatifs au cardio. Et ce, pour le loisir ou en vue de la participation à des compétitions.
Au complexe sportif de Bologne, la pratique du muay thaï est bien plus que du cinéma. Chaque semaine, les mardis, de 20 à 22 heures, et les vendredis, de 18 à 22 heures, les 80 licenciés, enfants et adultes, enchaînent les coups de pieds et de poings. Tout comme les coudes et les genoux, une des spécificités de cette boxe asiatique, et pas simplement à la tête. « Chaque physique peut y trouver son compte, souligne Bertrand, un de ses sensei (professeurs, NDLR). L’important est d’être rigoureux, mais aussi d’avoir un corps et un mental préparés. »

Premier club à consacrer des cours d’apprentissage de l’art martial en Haute-Marne, le Hanuman Muay thaï voit le jour durant l’été 2020, à Chaumont. Dans la salle Meguro gym (à l’époque, NDLR), Tony et Irène, deux des personnes à l’origine enseignent les principes fondamentaux de la discipline. Le salut, bien sûr, mais aussi d’autres usages, notamment dans le cadre d’échauffements, relatifs au kick boxing, au sparring léger (parer et esquiver, NDLR) et au cardio. Ce qui est « complet pour la motricité », précise Bertrand. De la première à la seconde saison, le nombre de licenciés passe de 40 à 70, ce qui semble démontrer un intéressement pour la pratique.
Jusqu’à l’été 2023, la pratique de l’art martial pâtit du contexte sanitaire, relatif à la COVID-19, et peine à s’effectuer dans les bonnes conditions. L’association décide de délocaliser à Bologne. Au fil des saisons, le club retrouve le nombre optimal de licenciés, jusqu’ici acquis à Chaumont. La participation de certains licenciés aux compétitions régionales (une dizaine, NDLR) et nationales, comme Tom Beitzung, aidant pour beaucoup. Sans compter que l’art martial est « une porte d’entrée [aux compétitions] de MMA », suivant une adaptation de certaines techniques, explique Bertrand. Durant cette actuelle et troisième saison, le Hanuman Muay thaï compte 80 licenciés.

Le muay thaï, c’est quoi ? L’art martial, également connu pour être une spécialité de boxe, naît en Thaïlande, durant le XVe siècle. Dans sa pratique, il donne la possibilité d’utiliser toutes les parties motrices du corps, les pieds, les poings, les coudes et les genoux. A la fin des années 1970, deux pratiquants, Jacques Mairesse et Gilles Belloni, l’importent en France, à Paris pour en faire un discipline professionnelle. Rapidement, le muay thaï devient une discipline professionnelle et mainstream, notamment diffusée sur Canal + (aujourd’hui sur Dazn, NDLR). Fort d’un film au cinéma, avec Tony Jaa et son rôle dans “Ong-Nak”, la discipline devient de plus en plus connue, lui permettant, en 2021, de devenir discipline olympique.

Al’ Warnet est journaliste et contributeur régulier à Chaumont City. À travers ses articles, Al’ met en lumière les visages, les parcours et les histoires qui façonnent la ville. Sa plume sensible et engagée apporte un regard singulier sur la vie locale.