
Il y a dix ans, Benoît Flamérion quittait la Haute-Marne pour une expérience de quelques mois en Pologne. Il n’en est jamais revenu, mais n’a jamais oublié d’où il venait. Portrait d’un artiste qui mêle la rigueur académique de l’Est à ses souvenirs d’enfance chaumontais.
C’est une histoire qui commence comme beaucoup d’autres à Chaumont, un crayon à la main. Pour Benoît Flamérion, le dessin a toujours été un compagnon de route, une passion héritée peut-être d’un père responsable des espaces verts à Nigloland, qui l’imaginait déjà animateur chez Disney. Le jeune Benoît dessine partout : en classe, à la maison, et même dans l’arrière-salle du laboratoire Gaupillat où travaillait sa mère.

Son parcours artistique est jalonné de repères locaux que beaucoup reconnaîtront : les ateliers Roux Champion, les cours d’Arts Plastiques de Madame Demongodin au collège, ou encore les ateliers de linogravure aux Silos. Il affinera ensuite son trait auprès d’Olivier Taffin à la Maison Renaissance de Langres.
Pourtant, c’est loin des remparts que sa vie d’artiste va véritablement prendre forme. À 23 ans, diplômé d’un Master en Marketing à Lille, Benoît part pour une mission de six mois dans une agence de voyage à Cracovie. Ce qui ne devait être qu’une parenthèse se transforme en coup de cœur : il s’installe définitivement en Pologne.
Le virage artistique s’opère vers ses 24 ans. Alors qu’il travaille dans le service client, sa compagne lui offre des cours de peinture avec l’artiste local Mariusz Dudek. C’est la révélation. « La voie à suivre m’est alors apparue avec une clarté immédiate », confie-t-il. Cette expatriation lui offre le recul nécessaire pour revenir à sa passion première.
Aujourd’hui, le style de Benoît est le fruit d’un métissage culturel. D’un côté, il garde l’influence des bandes dessinées de son enfance (Titeuf, Lucky Luke) et l’amour de la peinture classique transmis par ses grands-parents lors de visites aux musées parisiens. De l’autre, Cracovie lui a enseigné la rigueur. Son professeur polonais lui a transmis les fondamentaux académiques — perspective, volume, lumière — et surtout, l’art d’observer.
Il définit son art comme un « réalisme stylisé », cherchant à injecter une rigueur technique dans des œuvres qui conservent l’énergie et l’esprit parfois absurde de la BD.
Malgré une décennie passée à 1 500 km de là, le lien avec la Haute-Marne reste intact. Avec le recul, Benoît pose un regard tendre sur sa ville natale, ce « petit havre de paix » dont il admire l’architecture, mélange de médiéval et de XIXe siècle. « Je suis Chaumontais, et je le resterai », affirme-t-il avec fierté, revendiquant cet ancrage comme une part essentielle de son identité.

C’est d’ailleurs pour cela qu’il souhaite aujourd’hui renouer professionnellement avec sa ville. L’artiste ne cache pas son envie de « contribuer » à la vie culturelle locale, que ce soit par une exposition ou en réalisant des illustrations personnalisées pour des particuliers et des institutions chaumontaises. Une démarche guidée avant tout par la passion et l’envie de partage.
Un joli message envoyé depuis Cracovie, prouvant que peu importe la distance, on n’oublie jamais vraiment ses racines.
Ce portrait a été réalisé dans le cadre d’un partenariat rémunéré avec l’artiste. Merci à lui pour sa confiance et son soutien à Chaumont City.

Fondateur et éditeur de Chaumont City, j’ai créé ce média pour mettre mes compétences numériques au service des acteurs locaux. En tant que consultant digital, je vous accompagne pour développer votre propre activité en ligne. Retrouvez mes solutions et services dans la rubrique Evocion.